Attention : de nouvelles arnaques aux numéros surtaxés sur les réseaux sociaux !

0
3548

surtaxefacebookDes internautes ont découvert des factures téléphoniques au montant astronomique après avoir voulu rendre service à leurs « amis » Facebook… ou à ceux qui se cachent derrière ces nouveaux profils. Même sur Internet, méfiez-vous de votre entourage.

 

Il y avait déjà les petites annonces de vente en ligne, les SMS, les demandes de rappel. Puis sont arrivés les annuaires Internet, les numéros de dépannages divers… voilà que les numéros surtaxés ont désormais un nouveau terrain où les escrocs s’amusent comme des petits fous : les réseaux sociaux. Au premier rang desquels Facebook et sa toile planétaire à laquelle sont scotchés des millions d’Internautes.
Le réseau social mondial sert maintenant de « fichier » géant aux pirates pour arnaquer les consommateurs, rivalisant d’imagination pour entrainer leurs victimes à composer un numéro surtaxé.

De faux profils

La technique plus fine qu’auparavant, le risque de tomber dans le piège s’en trouve accru. Car les truands agissent sur un terrain où chacun semble en confiance : celui de Facebook où l’on est « entre amis ». A l’aide de compte piraté, de faux profils, de messages « personnalisés », ils arrivent à endormir leurs victimes.
L’exemple le plus flagrant a été récemment relaté par Quechoisir: Un jeune homme a reçu via Facebook une invitation d’une femme faisant partie de ses connaissances sur le réseau, mais pas vue depuis 15 ans. « Nous étions déjà amis sur Facebook, mais j’ai pensé qu’elle avait créé un nouveau profil, alors j’ai accepté l’invitation. » Dans leurs échanges par messagerie instantanée, la femme explique alors que son smartphone est bloqué et que pour le remettre en état, son opérateur lui demande de récupérer un code en composant le 08 99 96 95 50. Mais son téléphone ne fonctionnant pas et n’ayant personne autour d’elle, elle se retrouve coincée. Elle lui demande donc de bien vouloir appeler à sa place le numéro en question et de lui transmettre le code que la boîte vocale lui donnera.

Et voilà. Ficelle trop grosse direz-vous ? Pourtant des dizaines d’Internautes viennent de se laisser berner, répondant à la demande de leur « ami » et composant le fameux numéro depuis leur téléphone pour récupérer le précieux code indispensable au déblocage …

Gardez-moi de mes amis…

Faut-il à ce point se méfier de ses amis ? Oui si l’on se penche sur les factures résultants de tels appels… Car chaque communication est facturée 1,35 € l’appel puis 0,34 € la minute. Mieux encore, deux appels successifs sont nécessaires pour obtenir un code. Certains ont même renouvelé la procédure à la demande de leur interlocuteur, sous prétexte que le premier code n’avait pas fonctionné ou que le déblocage n’avait pas été réalisé en totalité…
Inutile de décrire le montant supplémentaire apparu sur la facture…Il s’élève à plusieurs dizaines voire plusieurs centaines d’euros.

Un système légal détourné par les pirates

Selon Quechoisir, le numéro en question, édité par la société Viva Multimedia, n’a rien d’illégal. Il héberge une solution de micro-paiement permettant aux éditeurs de faire payer l’accès à certains contenus. Les éditeurs de jeux en ligne en sont notamment friands. Avec ces codes, les joueurs achètent des accessoires pour leurs personnages, gagnent de la monnaie virtuelle, etc. De son côté, l’éditeur, récupère une partie des sommes facturées.
Ce système –jusque-là parfaitement valide- a fini par attirer les escrocs de tout poil, leur donnant de nouvelles idées. Dorénavant, certains n’hésitent pas à usurper l’identité de membres de Facebook (même nom, même photo…) pour se créer de faux profils. Ils n’ont plus alors qu’à contacter leurs amis pour leur demander de récupérer à leur place les fameux codes qu’ils revendent ensuite sur Internet.

Si vous êtes tombé dans le piège, n’hésitez pas à contacter l’éditeur du service (vous obtiendrez son nom en tapant la touche « * » du téléphone après avoir composé le numéro). Viva Multimedia, assure qu’en pareil cas, il procède au remboursement des sommes indûment facturées.